Commission des liqueurs tient un blog spiritueux et liqueurs indépendant : whisky, rhum, cognac, armagnac ou Chartreuse y sont décrits par leur recette, leur distillation, leur dégustation et les règles de leur étiquette, sans vente de bouteilles et avec une adresse de contact pour signaler une erreur.
- Quatre rubriques
- Spiritueux, liqueurs, vin et bière, du whisky d'Écosse à la vodka et à la tequila, classés par famille plutôt que par marque.
- Des faits vérifiables
- Titres alcoométriques, appellations, cahiers des charges et actualité réglementaire, datés et sourcés.
- Une culture de la dégustation
- Lire une étiquette en cave ou au comptoir d'un bar, accorder un vin ou un cocktail à un plat.
Pourquoi « Commission des liqueurs » ?
Le nom Commission des liqueurs reprend le sens familier des « commissions » : les courses que l'on fait pour la maison, ou pour quelqu'un d'autre. Ici, la commission, c'est le passage chez le caviste : savoir ce que l'on cherche avant de pousser la porte, lire une étiquette, comprendre une appellation, choisir une bouteille pour accompagner un plat ou pour l'offrir.
Commission des liqueurs reste un site d'information. Il n'a aucun lien avec la SAQ, ni avec l'ancienne Commission des liqueurs du Québec, ni avec une administration ou une autorité de contrôle. Aucune boisson n'y est proposée à la vente, aucun bar ni aucune distillerie ne paie pour figurer dans un article, et les rubriques couvrent l'univers des spiritueux comme celui du vin et de la bière.
Whisky, rhum agricole, gin : ce que l'étiquette garantit
Le droit européen fixe pour chaque boisson spiritueuse une définition et un titre alcoométrique minimal (règlement (UE) 2019/787). Une mention comme « single malt » ou « rhum agricole » n'est donc pas un argument de marketing : elle renvoie à une matière première et à une méthode précises. Le tableau compare les familles traitées le plus souvent sur ce blog.
| Famille | Matière première | Titre minimal (UE) | Mention à repérer |
|---|---|---|---|
| Whisky | Céréales maltées ou non | 40 % vol. | Single malt : orge maltée, une seule distillerie |
| Rhum | Jus de canne ou mélasse | 37,5 % vol. | Rhum agricole : pur jus de canne frais |
| Cognac | Vin blanc des Charentes distillé deux fois | 40 % vol. | VS, VSOP, XO : âge minimal du plus jeune cognac |
| Vodka | Céréales, pommes de terre ou autre matière agricole | 37,5 % vol. | Matière première indiquée si autre que céréales ou pomme de terre |
| Calvados | Cidre de pommes et de poires | 40 % vol. | AOC Calvados, Pays d'Auge, Domfrontais |
| Gin | Alcool neutre aromatisé au genièvre | 37,5 % vol. | London Dry : aucun arôme ajouté après distillation |
| Liqueur | Alcool, sucre, plantes ou fruits | 15 % vol. | Au moins 100 g de sucre par litre |
Le monde du rhum illustre bien l'enjeu : un rhum agricole de Martinique, sous appellation d'origine depuis 1996, provient du jus de canne fraîchement pressé, alors que la plupart des rhums de la Caraïbe anglophone partent de la mélasse. La tequila suit une logique comparable : son appellation mexicaine impose l'agave bleu (Agave tequilana Weber) cultivé dans des États désignés, dont le Jalisco. Les critères de sélection des rhums chez les cavistes reprennent ces distinctions, de l'âge au type de fût.
Liqueurs françaises : des recettes de plantes gardées par les maisons
Les liqueurs françaises les plus anciennes reposent sur une recette de plantes transmise par une communauté ou une famille. La Chartreuse en réunit 130, d'après un manuscrit remis aux chartreux en 1605 ; la Bénédictine en associe 27. Dans ces maisons, la composition exacte n'est jamais publiée : seuls quelques religieux ou membres de la maison la connaissent, et l'histoire de la liqueur des pères chartreux montre comment ce secret a traversé expulsions et incendies.
Une liqueur se distingue d'une eau-de-vie par son sucre : le règlement européen impose au moins 100 grammes par litre, 250 pour une « crème de ». Le génépi des Alpes, le Cointreau né à Angers en 1849 ou le Grand Marnier montrent l'éventail de la catégorie, de la plante d'altitude à l'écorce d'orange amère ; le Cointreau entre d'ailleurs dans plusieurs cocktails classiques, comme la Margarita ou le Cosmopolitan. Chaque article de la rubrique Liqueurs décrit la cueillette ou la macération, la distillation, puis la façon de la servir, nature, sur glace ou en cuisine.
Comment lire l'univers du whisky, de l'Écosse au Japon ?
Un whisky écossais porte le nom de Scotch seulement s'il a vieilli au moins trois ans en fût de chêne en Écosse, selon les Scotch Whisky Regulations de 2009. Le whisky japonais a longtemps échappé à toute définition : la norme de l'association des producteurs japonais (JSLMA), adoptée en 2021 et pleinement appliquée depuis avril 2024, exige désormais une distillation, un vieillissement de trois ans et une mise en bouteille au Japon.
Ces règles expliquent pourquoi deux bouteilles de whisky au profil proche n'affichent pas les mêmes mentions. La comparaison entre scotch et whisky japonais au verre détaille les céréales, les alambics et les fûts propres à chaque pays. Pour un amateur, Whisky Live Paris, organisé chaque automne, reste l'événement où les distilleries d'Écosse, d'Irlande ou du Japon présentent leurs nouveautés et où l'on goûte côte à côte des single malt d'origines différentes, sans voyage.
Commission des liqueurs : vente, contact et rythme de parution
Le blog vend-il des bouteilles ?
Commission des liqueurs ne pratique aucune vente : le site n'a ni boutique ni lien d'affiliation vers un caviste. En France, la vente d'alcool aux mineurs est interdite, et la publicité pour les boissons alcoolisées obéit à la loi Évin de 1991, que le blog applique à chaque article.
Comment contacter la rédaction ?
La rédaction se joint par le formulaire de la page de contact, pour signaler une erreur, une appellation modifiée ou un cahier des charges révisé. Les corrections sont datées dans l'article concerné.
À quel rythme paraissent les articles ?
Les articles paraissent sans calendrier fixe, au fil des sujets ; le plus récent, sur le scotch et le whisky japonais, date du 17 octobre 2026. Le site compte aujourd'hui 8 articles en Spiritueux, 10 en Liqueurs, 6 en Vin et 5 en Bière.
Nolow, bitter sans alcool et repères de consommation
Le mouvement nolow, tendance suivie par de nombreuses caves et bars, contraction de « no » et « low » alcohol, désigne les boissons sans alcool ou à faible teneur qui imitent le goût d'un spiritueux : bitter sans alcool, distillats de plantes, apéritifs à moins de 1,2 % vol. Leur fabrication passe le plus souvent par la macération et la distillation de botaniques, sans base alcoolique, ou par la désalcoolisation d'un produit fini.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Santé publique France recommande, depuis 2017, de ne pas dépasser dix verres standard par semaine, deux verres par jour, et de garder des jours sans consommation. Ces repères valent pour chaque recette décrite sur Commission des liqueurs, qu'il s'agisse d'un whisky dégusté pur ou d'une liqueur servie au digestif.











